Un coucou de Berlin - mission concours

Publié le par Laelia

Et oui, je suis arrivée à Berlin, c'est ma "toute, toute première fois" (dédicace à J-G et Jeanne Mas), et je ne suis franchement pas en forme.
En effet la journée d'hier peut être qualifiée d'atroce, je pense.
D'abord le voyage. Outre que la navette aéroport ne respecte absolument pas ses délais de route (heureusement qu'on en avait pris une d'avance), je vous conseille vivement de la prendre non pas depuis Perrache ou Part-Dieu, mais depuis son dernier arrêt dans Lyon, Mermoz, parce que sinon c'est insupportable : 55 minutes de trajet dans Lyon à faire des détours.
Ensuite arrivées à l'aéroport, enregistrement tout ça, personne, c'était bien, sauf que !
Mon passeport a été fait en 2003. Vous pensez sûrement qu'un passeport est valable 10 ans ? Moi aussi, sauf quand on l'a fait alors qu'on était mineur(e), auquel cas sa validité n'est que de cinq ans !
Heureusement la validité est double dans l'Union Européenne, ce qui m'a un peu sauvé la vie étant donné que ma carte d'identité est elle aussi périmée depuis trois mois et que j'ai eu la flemme de la refaire. Paperasse en perspective quand je rentrerai !
L'avion, très bien, j'adore ça, surtout que pour Paris ça met une heure. J'avais ensuite 45 minutes pour ma correspondance, et on m'avait prévenue que c'était très court.
Mais méfiez-vous ! L'aéroport Charles de Gaulle est un véritable piège ! Tout est en travaux pour améliorer l'espace, n'est-ce pas, et donc bien sûr on ne comprend rien. Je devais me rendre du terminal 2E au terminal 2D, donc à priori pas loin. Mon légendaire sens de l'orientation m'a guidé, j'ai parcouru, oh, 15 km, jusqu'au terminal 2D... Tous ces panneaux dont on ne comprend pas quelle direction ils indiquent, des kilomètres de couloirs avec des tapis roulants, l'heure qui n'est affichée nulle part et mon portable qui n'a presque plus de batterie...
Bref quand je suis arrivée pour faire la queue au détecteur d'objets dangereux et autres bouteilles d'eau (rappelez-moi de ne jamais voyager en talons, ça bipe et il faut les enlever), je n'avais entendu aucun des appels presque inaudible m'indiquant que mon avion était prêt, l'écran disait encore que c'était l'enregistrement, mais la madame du guichet n'a rien voulu savoir ! Et oui, mon vol était un vol magique où 15 minutes avant même que les moteurs tournent, on a plus le droit de s'enregistrer, contrairement à tous les avions... Prochain vol dans quatre heures.

Mais cela ne signait en rien la fin de mes péripéties. Parce qu'il fallait :
1) trouver les bus dans un aéroport allemand, et que si on en sort on a plus aucune indication
2) savoir quel bus prendre
3) changer et prendre le métro (de préférence le bon)
4) trouver l'hôtel
Pour les trois premiers, c'est allé même s'il m'a fallu environ 45 minutes pour le tout tellement je suis douée. Mais c'était sans compter sur la participation à mes aventures de nos amis : les jeunes allemands. Dans le métro je prends mon ticket, j'en choisis un court trajet en tarif réduit. Je m'assieds sur un banc pour attendre, et le couple avec un blond peroxydé qui était derrière moi à l'automate vient me dire gentiment en français que je n'ai pas pris le bon ticket parce que la réduction est pour les étudiants et scolaires ! Le temps que je comprenne et me lève pour aller en acheter un autre (le blond me commande mon truc sur la machine!), le métro arrive, le couple monte, et moi, plutôt que de les envoyer bouler et de monter, j'attends mon ticket et je rate mon métro !!
Envie de pleurer et dix longues minutes plus tard, je fais mes quatre arrêts pour aller à "Wilmesdorfstrasse", ce que je pensais être le bon arrêt quand on cherche son hôtel qui est à "Wilmesdorf".
Je cherche ma rue, je demande, personne ne la connaît, je regarde sur le plan de l'arrêt de bus, je ne le trouve ni ici ni dans aucun quartier adjacent, la rue doit être trop petite, bref j'en ai marre, il est 22h15, je prends un taxi qui, lui ou du moins son GPS, sait où est cette foutue rue !
Et bien elle est loin, la foutue rue, je n'y étais pas du tout.
Arrivée devant l'hôtel je veux appeler le gardien au numéro indiqué mais la batterie de mon portable me lâche. Je vais vers la pizzeria, le truc pour tirer ma valise se casse. Je vais à la cabine téléphonique, perds deux euros rien que le temps de comprendre comment ça marche, et finalement obtiens quelqu'un qui vient m'ouvrir, ouf !
Vers 23h j'ai traversé les couloirs tortueux et plein de tapis pour arriver à ma chambre, brancher mon portable, lire mes douze messages me laver et dormir.
Résumé de ma journée : j'ai vraiment des problèmes psychomoteurs ! J'espère que demain ça ira mieux.





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Publié dans Musique

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