Un peu de culture I - les musées
Me revoilà !
J'arrive à ne pas être absente trop longtemps, même si cela me prend du temps de venir écrire ici, d'autant que je rencontre des difficultés à utiliser le site correctement.
Mardi 25 je suis donc allée au musée, d'une part parce que ça commençait à me manquer (j'adore les expos) et parce que la Neue Nationalgalerie de Berlin proposait une exposition temporaire appelée Bildertraüme, soit rêves en images, et que le thème du rêve m'est suffisamment cher pour faire le déplacement.
L'affiche de l'expo et son site.
Cette exposition est en fait la collection d'un couple, Ulla et Heiner Pietzsch, et l'une des plus importante réunion d'art surréaliste dans une sphère privée (180 oeuvres). Très amis avec notamment Max Ernst, le peintre et sculpteur allemand, le couple présente dans la première partie de l'exposition ce que préférait Madame, soit le surréalisme parisien avec le groupe de Breton. La plupart des oeuvres sont présentées par "couple" d'aristes dont les oeuvres sont rapprochables, Tanguy et Dali, Magritte et Delvaux, Miro et Calder...
Comme "passerelle" avant la deuxième partie (d'ailleurs le musée joue avec des murs transparents ou des fenêtres, à montrer que l'on peut lier les univers), on nous présente des auteurs moins connus mais tout aussi marqués par le mouvement surréaliste outre-atlantique et en Amérique du Sud, dont beaucoup de femmes, comme Frida Kahlo, Léonor Fini, Dorothea Tanning, ou Oscar Dominguez et Wifredo Lam.
La deuxième partie quand à elle présente plutôt l'expressionnisme abstrait des années 40-50, chéri de Monsieur. On y découvre l'école de New York, représentée notamment par Jackson Pollock, Marc Rothko ou Bart Newman.
Superbe exposition donc pour ceux qui, comme moi, aiment le surréalisme. C'est l'occasion de revoir les mobiles délicats de Calder ou l'univers enfantin mais engagé de Miro, mais aussi de découvrir chez des peintres comme Magritte une face baucoup plus ironique de leur oeuvre.
D'autres peintres moins connus en France aujourd'hui comme Tanguy ou Delvaux sont également très intéressants.
J'ai été passionnée par les nombreuses photos documentaires prise à l'époque, représentant les artistes avec une de leurs oeuvres. On nous montre aussi tout l'aspect de revendication du groupe dadaiste parisien à travers ses revues ou des affiches manifestes.
La partie sur l'expressionnisme abstrait américain est à mon goût moins aboutie, on y voit beaucoup plus d'essais que de réussites, mais cela n'en demeure pas moins intéressant.
Après cette parenthèse très onirique, j'ai choisi de remonter le temps (et les escaliers) pour aller voir ce qui se passait à la Gemäldegalerie au niveau des XIVème-XVIIème siècles.
J'ai fait un choix, parce que le musée est immense et que je n'avais pas tellement de temps. Mais cela n'a pas été difficile en ce sens que la peinture française des XVIIème et XVIIIème siècles m'intéresse beaucoup moins.
On nous propose donc dans cette exposition (qui encore une fois se tient dans un lieu superbe) de voir une grande partie de la peinture française, de flandre, flamande et allemande des maîtres de l'époque. Beaucoup de peinture religieuse donc, puis au fil du temps plus de représentations de scènes de la vie quotidienne, ou de l'antiquité (chez les italiens notamment).
Pour ceux qui ne connaissent pas bien les épisodes de la bible et qui veulent savoir ce qu'ils voient, un audio-guide est compris dans le prix d'entrée, vraiment fait pour le néophyte pas même éclairé et donc tout à fait utile.
Il faut dire que j'adore vraiment la peinture de l'école flamande de cette époque, mais l'exposition est réellement exceptionnelle. On y voit de nombreux tableaux issus de retables, qui ont été déplacés depuis des églises lointaines, d'autres qui viennent l'Italie, bref c'est une vraie chance de pouvoir les voir ainsi réunis.
Ce qui me plaît particulièrement dans cette peinture c'est à la fois la finesse dont font preuve les maîtres, que ce soit dans le choix des couleurs, la reproduction des vêtements et coiffures raffinés ou dans les visages d'une vierge et de son enfant (qui souvent se ressemblent).
J'ai pensé aux recherches paternelles devant une superbe trinité où le Fils est assis sur les genoux de son père, ou encore à M. Fructus (prof d'esthétique) devant un jugement dernier des plus abominables en terme d'Enfer.
C'est ça que j'aime aussi, cette naïveté, on rit devant la mort, sous la forme d'un squelette géant, recouvrant un gouffre où s'agitent des créatures en feu qui courent en tous sens. Devant le visage d'un berger encore essouflé de sa course jusqu'à la crèche pour voir bébé Jésus, ou encore devant un Neptune posant fièrement, avec un coquillage sur le sexe !
Les détails, voilà ce qui me plaît, outre la superbe technique, c'est toute cette invention. La crèche dans un temple détruit, les petites créatures musiciennes, la façon de représenter les expressions sur les visages...
J'espère que je ne vous ai pas ennuyés avec mes divaguations, mais j'ai passé une journée assez exceptionnelle.
J'ai mis des liens vers des photos pour éviter d'avoir à les placer, et ce même jour j'ai pris des photos à la Potsdamer Platz, que vous pouvez trouver ici.
J'arrive à ne pas être absente trop longtemps, même si cela me prend du temps de venir écrire ici, d'autant que je rencontre des difficultés à utiliser le site correctement.
Mardi 25 je suis donc allée au musée, d'une part parce que ça commençait à me manquer (j'adore les expos) et parce que la Neue Nationalgalerie de Berlin proposait une exposition temporaire appelée Bildertraüme, soit rêves en images, et que le thème du rêve m'est suffisamment cher pour faire le déplacement.
L'affiche de l'expo et son site.
Cette exposition est en fait la collection d'un couple, Ulla et Heiner Pietzsch, et l'une des plus importante réunion d'art surréaliste dans une sphère privée (180 oeuvres). Très amis avec notamment Max Ernst, le peintre et sculpteur allemand, le couple présente dans la première partie de l'exposition ce que préférait Madame, soit le surréalisme parisien avec le groupe de Breton. La plupart des oeuvres sont présentées par "couple" d'aristes dont les oeuvres sont rapprochables, Tanguy et Dali, Magritte et Delvaux, Miro et Calder...
Comme "passerelle" avant la deuxième partie (d'ailleurs le musée joue avec des murs transparents ou des fenêtres, à montrer que l'on peut lier les univers), on nous présente des auteurs moins connus mais tout aussi marqués par le mouvement surréaliste outre-atlantique et en Amérique du Sud, dont beaucoup de femmes, comme Frida Kahlo, Léonor Fini, Dorothea Tanning, ou Oscar Dominguez et Wifredo Lam.
La deuxième partie quand à elle présente plutôt l'expressionnisme abstrait des années 40-50, chéri de Monsieur. On y découvre l'école de New York, représentée notamment par Jackson Pollock, Marc Rothko ou Bart Newman.
Superbe exposition donc pour ceux qui, comme moi, aiment le surréalisme. C'est l'occasion de revoir les mobiles délicats de Calder ou l'univers enfantin mais engagé de Miro, mais aussi de découvrir chez des peintres comme Magritte une face baucoup plus ironique de leur oeuvre.
D'autres peintres moins connus en France aujourd'hui comme Tanguy ou Delvaux sont également très intéressants.
J'ai été passionnée par les nombreuses photos documentaires prise à l'époque, représentant les artistes avec une de leurs oeuvres. On nous montre aussi tout l'aspect de revendication du groupe dadaiste parisien à travers ses revues ou des affiches manifestes.
La partie sur l'expressionnisme abstrait américain est à mon goût moins aboutie, on y voit beaucoup plus d'essais que de réussites, mais cela n'en demeure pas moins intéressant.
Après cette parenthèse très onirique, j'ai choisi de remonter le temps (et les escaliers) pour aller voir ce qui se passait à la Gemäldegalerie au niveau des XIVème-XVIIème siècles.
J'ai fait un choix, parce que le musée est immense et que je n'avais pas tellement de temps. Mais cela n'a pas été difficile en ce sens que la peinture française des XVIIème et XVIIIème siècles m'intéresse beaucoup moins.
On nous propose donc dans cette exposition (qui encore une fois se tient dans un lieu superbe) de voir une grande partie de la peinture française, de flandre, flamande et allemande des maîtres de l'époque. Beaucoup de peinture religieuse donc, puis au fil du temps plus de représentations de scènes de la vie quotidienne, ou de l'antiquité (chez les italiens notamment).
Pour ceux qui ne connaissent pas bien les épisodes de la bible et qui veulent savoir ce qu'ils voient, un audio-guide est compris dans le prix d'entrée, vraiment fait pour le néophyte pas même éclairé et donc tout à fait utile.
Il faut dire que j'adore vraiment la peinture de l'école flamande de cette époque, mais l'exposition est réellement exceptionnelle. On y voit de nombreux tableaux issus de retables, qui ont été déplacés depuis des églises lointaines, d'autres qui viennent l'Italie, bref c'est une vraie chance de pouvoir les voir ainsi réunis.
Ce qui me plaît particulièrement dans cette peinture c'est à la fois la finesse dont font preuve les maîtres, que ce soit dans le choix des couleurs, la reproduction des vêtements et coiffures raffinés ou dans les visages d'une vierge et de son enfant (qui souvent se ressemblent).
J'ai pensé aux recherches paternelles devant une superbe trinité où le Fils est assis sur les genoux de son père, ou encore à M. Fructus (prof d'esthétique) devant un jugement dernier des plus abominables en terme d'Enfer.
C'est ça que j'aime aussi, cette naïveté, on rit devant la mort, sous la forme d'un squelette géant, recouvrant un gouffre où s'agitent des créatures en feu qui courent en tous sens. Devant le visage d'un berger encore essouflé de sa course jusqu'à la crèche pour voir bébé Jésus, ou encore devant un Neptune posant fièrement, avec un coquillage sur le sexe !
Les détails, voilà ce qui me plaît, outre la superbe technique, c'est toute cette invention. La crèche dans un temple détruit, les petites créatures musiciennes, la façon de représenter les expressions sur les visages...
J'espère que je ne vous ai pas ennuyés avec mes divaguations, mais j'ai passé une journée assez exceptionnelle.
J'ai mis des liens vers des photos pour éviter d'avoir à les placer, et ce même jour j'ai pris des photos à la Potsdamer Platz, que vous pouvez trouver ici.
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